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Méthodologie d'inventaire
des ressouces sonores des paysages

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Perséphone
Les outils traditionnels de lutte contre le bruit, recourent essentiellement à l'analyse quantitative du matériau sonore pour définir des modalités d'intervention : la source est une énergie, elle est donc mesurable. La classification par niveau qui en découle fait alors l'objet d'une recherche de corrélation pour lui associer des comportements de bien ou de mal être. Les formes d'intervention qui résultent de cette analyse se traduisent le plus souvent par des aménagements qui restreignent les horizons, mutilent l'intégrité spatiale et n'offrent pas de perspective satisfaisante en terme de représentation environnementale.

Ce constat a entraîné le recours à de nouvelles formes d'analyse du fonctionnement de l'environnement sonore, lesquelles permettent de dégager des indicateurs plus fins dans le but de constituer des moyens complémentaires d'observation, de représentation et de générer d'autres modes d'intervention. Plus connues sous l'appellation de « démarches qualitatives », ces nouvelles approches se sont d'abord dissociées des modèles de lutte contre le bruit pour aborder le sujet en termes d'environnement sonore. Elles mettent l'accent à la fois sur la nécessité de réintroduire l'écoute dans les pratiques et sur la dimension cognitive de l'espace sonore.
En effet, en ce qui concerne l'approche PERSEPHONE, le bruit relève avant tout d'une définition issue des théories de l'information. Ainsi, lorsque la source sonore est faiblement informative, son statut s'apparente à la catégorie du bruit. Inversement, plus la source sonore est informative, plus elle s'éloigne de la notion de bruit, pour se voir attribuer des qualités qui vont jouer un rôle déterminant dans la composition générale de l'environnement sonore.

L'idée sous-jacente à l'approche, consiste à estimer que la qualité d'un environnement sonore est déterminée par le rapport entre la somme des sources chroniquement sous-informées et celles qui contribuent à lui donner du sens ! Pour établir un tel bilan, la méthodologie PERSEPHONE a mis au point un système de collectage d'échantillons sonores représentatifs du milieu détude, qui sont ensuite utilisés dans une classification puis une analyse des statuts cognitifs des sources.




Echo, y es-tu ?
Méthodologie d'inventaire des ressources sonores des paysages
C'est à partir de 1986 que nous avons entrepris de rédiger une méthodologie dont l'objet serait de réaliser à terme, grâce à des relais territoriaux, un guide acoustique de la France.

L'ambition n'est pas mince, mais elle se justifie par la nécessité d'avoir une connaissance plus fine du territoire national et notamment de son fonctionnement au plan sonore.

Cette dimension de l'espace naturel ou aménagé a subi au cours des dernières décennies des bouleversements qui remettent en cause dans certaines régions, des qualités paysagères essentielles à l'oreille, la lisibilité et l'intelligibilité.
La rapidité avec laquelle cette transformation se poursuit oblige à redéfinir de nouvelles attitudes et nous avons conscience aujourd'hui que si aucune action d'information, de sensibilisation et de sauvegarde n'est entreprise, le risque est grand de laisser s'instaurer une pollution sonore qui progressivement mais inéluctablement accélèrera le rétrécissement de nos champs d'écoute, tant au plan de ses dimensions physiques, qu'au plan de la diversité de ses acteurs.

Une connaissance des ressources est le passage obligé et pour y parvenir ; notre méthodologie s'appuie sur des aspects spécifiques à notre culture sonore :

l'acoustique des lieux bâtis à vocation collective

l'art campanaire des édifices civils et religieux (cloches monumentales)
les sites naturels possédant d'évidentes qualités sonores

A titre d'exemple, cette méthodologie a été utilisée auprès du Parc Naturel du Haut-Jura et a permis d'entreprendre toutes une série d'actions de valorisation (création de signalétiques paysagères spécifiques, manifestations artistiques, travaux pédagogiques, visites touristiques).


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