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Muséophonie |
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Notre préoccupation majeure
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La scénographie sonore va bien au-delà de ce qu'on nomme la diffusion. En effet, une source sonore se manifeste dans un environnement en tenant compte de son contexte général de signification, d'où un certain nombre de préoccupations pour :
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considérer l'objet sonore comme objet muséographique au même titre qu'un objet visuel |
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renforcer les circonstances d'intelligibilité |
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diversifier les sources informatives en s'adressant à la sensibilité auditive |
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enrichir la sensorialité de l'espace muséographié |
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contribuer à la création et à la définition de l'espace |
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favoriser le développement de la culture sonore
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L'homme sonore
Le son au musée est resté dans une grande dépendance vis-à-vis de l'image et du visuel en général, et cette dépendance n’est pas de nature à favoriser une attitude plus prospective à son égard.
Une attitude muséale qui considérerait l'objet sonore comme un objet sémantique, contribuerait à renouveler le discours de l’exposition elle s’ouvrirait à ce qu’il est convenu d’appeler le champ de l’anthropologie sonore. De nombreuses raisons peuvent être invoquées pour expliquer cette présence déficiente, à commencer par notre fonction dans le cadre de l’intervention scénographique. La situation fréquemment rencontrée renvoie à des difficultés de compréhension avec l’architecte ou le scénographe qui restent avant tout des professionnels de l’espace visuel.
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Nos propositions |
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Pour que la pensée sonore soit mieux prise en compte pour qu’elle puisse aider efficacement à la fois les professionnels et les commanditaires, il faut perfectionner les rapports, s’organiser différemment. C’est le sens de cette proposition qui porte à la fois sur la nécessaire évolution des vocabulaires de métier, et sur le rôle des uns et des autres. |
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Muséophonie (1) : c'est le pendant du terme muséographie. Si la muséographie désigne une organisation sémantique et esthétique de ce qui est perçu par le champ visuel, on peut établir un strict parallèle avec la muséophonie : organisation sémantique et esthétique de ce qui est perçu par le champ auditif.
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Scénophonie (2) : c'est le pendant du terme scénographie. Si la scénographie désigne une fonction qui doit être remplie par un professionnel, en l'occurrence le scénographe, pour définir les partis pris visuels d'aménagement d'un projet, il en va de même pour la scénophonie.
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Le scénophoniste (1) devient ici l'équivalent du scénographe. Il doit définir l'ensemble des partis pris de l'audible lors d'un projet d'aménagement. Il coordonne les professionnels qui interviennent sur ce champ spécifique, en veillant à la bonne adéquation entre ses recommandations et les réalisations effectuées. Il assure le dialogue avec le scénographe et l'architecte, mais aussi avec le commanditaire.
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Sa fonction de coordination prend en charge les professionnels des secteurs de l'audio suivants :
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le concepteur d'environnement sonore (1)
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le compositeur
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l'acousticien
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le bureau d'étude d'intégration des matériels
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Il clarifie ainsi les rôles entre ce qui relève du visuel et ce qui relève de l'auditif, il professionnalise ce secteur qui est imparfaitement assuré par le scénographe et l'architecte. Il crée un effet dynamogène pour ce qui relève du sonore. On franchit une étape importante dans le perfectionnement de la posture muséale en faisant jouer un rôle à la sensibilité et à l'intelligence auditive dans la lecture et l'appropriation du discours du musée.

(1) origine ACIRENE
(2) origine E. GIBELLO
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La muséophonie ne se limite pas à une traduction électro-acoustique,
entrent dans le projet : |
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la définition sensible de l'acoustique du lieu |
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les mobiliers qui peuvent générer des sources sonores |
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des créations de type sculpture ou installation sonores. |